L’économie et la main-d’oeuvre: perception des dirigeants de la région de Québec

Un sondage effectué en janvier pour le compte de Pôle révèle l’état d’esprit de 207 dirigeants d’entreprise de la grande région de Québec – Chaudière-Appalaches quant à l’économie et la main-d’œuvre. Il fut réalisée vers la mi-janvier, majoritairement auprès d’entreprises du secteur manufacturier et des technologies.

L’économie d’abord: on y apprend qu’une majorité de répondants (74%) prévoit une perspective économique plutôt bonne pour l’année 2009 à Québec. Parallèlement, on prévoit retarder les projets d’investissements dans une proportion de 37%, sans toutefois réduire les montants alloués. En ces temps d’incertitude, les investissements en R&D ainsi que dans l’informatique et les changements technologiques remportent la plus grande partie du magot (respectivement +11,5% et +11,2% de tous les secteurs d’investissement). Au chapitre des exportations, il ya une grande volonté de conquérir de nouveaux horizons en 2009. Les principaux marchés convoités sont en ordre d’importance: les États-Unis (10,9%), le Canada (6,4%) et l’Europe (4,5%). Malgré cet optimisme, les entreprises appréhendent de plus grandes difficultés pour négocier des emprunts avec leur établissement bancaire, ce qui laisse planer le doute sur toutes ces bonnes intentions.

Main-d’oeuvre : Ce n’est plus une surprise pour personne, la main-d’œuvre disponible sur le marché de Québec se fait rare. À ce sujet, 71% des dirigeants admettent qu’il y a une rareté de main-d’œuvre dans la région et plus des trois quarts affirment que cette rareté cause un problème très ou plutôt sérieux pour leur entreprise. Enfin, c’est dans la même proportion (¾) que l’on dit être favorable à modifier les politiques de l’entreprise pour attirer ou retenir des immigrants.

Ce dernier aspect du sondage est particulièrement intéressant à la fois pour les travailleurs immigrants, mais aussi pour l’économie régionale. Les entreprises du secteur des technologies ont amorcé le virage de l’intégration de la diversité culturelle et c’est maintenant le tour des autres secteurs d’emboîter le pas. Prendre une longueur d’avance dans le domaine de l’intégration sociale et organisationnelle des immigrants nous permettra de devenir un pôle d’attraction pour une main-d’œuvre, mais aussi des citoyens compétents, motivés et engagés.

Sondage: http://www.pole-qca.ca/entreprises/fr/media/publications/38_Faitssaillants-sondagePOLEposition200.pdf