Canada : Le Québec en retard dans le domaine de la création d'entreprise…

Il est toujours surprenant d’apprendre et d’accepter que l’on voyait certaines choses avec des “lunettes roses” alors que la réalité est en fait toute autre. Et c’est malheureusement ce que nous enseigne une fois de plus le dernier rapport publié  par la Fondation de l’Entrepreneurship du Québec en février dernier à l’occasion de son colloque annuel qui s’est tenu à Montréal (Source : Recherches effectuées par le GEM, Statistiques Canada, MDEIE et l’Institut Fraser). On y apprend que malgré ce que pensent la majorité des Québécois, le Québec se classe dans les tous derniers au classement canadiens pour le taux d’intention d’entreprendre et de création de nouvelles entreprises. Dans les derniers également lorsqu’on parle de franchir le fameux cap critique des 5 ans d’existence. Ce constat est non seulement surprenant, il est aussi préoccupant, notamment dans le contexte économique actuel car en période de crise économique, la diversité d’une économie est une source de vitalité et la rend plus solide.

Parmi tous les enseignements ou conclusions tirés de ce rapport complet, il en est un qui m’a particulièrement frappé, c’est le recensement des Forces et Faiblesses des entrepreneurs québécois. En synthèse, on peut y lire que les Forces sont : la persévérance, le goût du risque et le leadership alors que les principales Faiblesses seraient une trop forte orientation vers l’argent, de la vision à court terme et un certain manque de connaissances. Et pour m’impliquer au quotidien dans la création et le développement d’entreprises technologiques, j’avoue ne pas avoir été très surpris par ce constat.

Alors que faut-il faire ? Se contenter de la situation ? Agir ? et si oui comment ?

En stratégie d’entreprise, la réussite est en général le fruit d’une capacité à s’appuyer sur des Forces mais aussi celle de savoir compenser ses Faiblesses. Et si la vision court terme et le manque de connaissances peuvent se combler par une aide extérieure (mentorat d’affaires, coaching d’affaires ou incubation entre autres exemples pour des compagnies en démarrage), l’orientation vers l’argent est un mal plus profond, de nature sociétale, qui oblige un travail sur soi de l’entrepreneur afin de changer sa vision de l’entreprise. Est-ce que je crée une nouvelle entreprise dans le but de générer du cash et de m’enrichir ou faut-il la bâtir pour en faire une entité qui contribue à développer l’économie, à créer de l’emploi et à générer de la valeur ?.  La question est posée et mon opinion personnelle est tranchée.  Les plus belles réussites sont souvent le fait de gens passionnés par ce qu’il font et cette passion d’entreprendre porte généralement ses fruits en terme résultats finanicers et de valeur à l’actionnaire. C’est là que l’entrepreneur devient doublement gagnant : il se trouve riche d’avoir réussi à mettre en oeuvre sa vision et riche d’en tirer des bénéfices à la hauteur de son succès !

Pour accéder au résumé du Rapport : http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/pdf/INDICE_sommaire_executif_MEDIA.pdf