Supervision et diversité dans les équipes de travail

Supervision et diversité dans les équipes de travail

La gestion d’une équipe de travail diversifiée cause parfois des surprises, bonnes et mauvaises. Manque de communication et de coopération, exclusion, conflits : les défis sont grands et le gestionnaire peut rapidement se retrouver à bout de moyens. Aucune solution miracle n’existe face à de telles situations. Néanmoins, une bonne compréhension des mécanismes psychologiques ayant cours à l’intérieur des groupes diversifiés contribue à orienter judicieusement les décisions à prendre.

Quand on pense diversité, on pense immédiatement aux différences culturelles et ethniques. Toutefois, en cette ère de bouleversements démographiques, la diversité prend un sens beaucoup plus large. Pensons entre autres à la diversité des genres (hommes, femmes), à la diversité sexuelle (hétéro/ homosexuels), à la diversité générationnelle (baby-boomers, X, Y, Z), religieuse, de statut social, etc. Chaque individu se réclame d’une appartenance, d’un groupe social qui possède des valeurs et priorités distinctes (p. ex. femme/québécoise/catholique/26 ans/génération Y). Peu importe le type de diversité en jeu, l’appartenance définit la place et le rôle qu’occupe l’individu dans la société et contribue significativement à son estime personnelle.

Voici donc une erreur fondamentale dans la gestion d’équipe: ignorer et minimiser l’appartenance des individus à leur groupe de référence. En clair, traiter tout le monde de la même façon en faisant fi des différences individuelles envoie à l’individu un message comme quoi l’organisation ne valorise pas sa spécificité et son appartenance à un groupe particulier. Cette négation affecte la conception identitaire et l’estime personnelle. D’un sentiment de rejet, l’individu se désintéresse progressivement de son travail, de l’organisation, pour éventuellement quitter son emploi.

Le message n’est pas ici de hisser la différence en lieu et place de culte organisationnel ou autre mantra spirituel. Il s’agit simplement de garder en tête que chaque personne valorise ses origines et son appartenance sociale (Je suis brésilien; Je suis musulman). Identifier, reconnaître et encourager les différentes spécificités fondées sur l’appartenance sociale permet aux individus d’être eux-mêmes, de s’investir et de s’identifier à leurs nouveaux groupes sociaux que constituent l’équipe de travail et l’organisation.