Partenariat économique Canada – Union Européenne : un opportunité à saisir pour le canada

Dans l’attente du résultat du sommet Canada – Union Européenne qui se tenait à Prague hier, le sujet d’un partenariat économique entre les 2 parties a déjà fait couler pas mal d’encre. Alors que faut-il en penser réellement ?

Je viens juste de lire une analyse de Denis Saint-Martin (Directeur du Centre d’excellence sur l’Union européenne de l’Université de Montréal et l’Université McGill) publiée dans le Devoir sous le titre « Partenariat économique Canada – Union européenne – Une chance à saisir » que je partage pleinement et dont je vous invite à prendre connaissance.

Mais je ne peux m’empêcher de reproduire in extenso sa conclusion tant celle-ci traduit parfaitement le niveau de dépendance de l’économie canadienne au grand voisin américain et agite le spectre de l’urgence d’agir lorsque celui-ci décide de saisir une opportunité à laquelle le Canada n’a pu répondre avec suffisamment de célérité  : « il ne faut cependant pas perdre de temps. Durant la campagne présidentielle américaine, le candidat Obama s’est dit intéressé à l’idée d’un libre-échange avec l’UE. De tels appels sont susceptibles de résonner fortement du côté européen, pressé de reconstruire les rapports transatlantiques fragilisés par l’administration Bush. Si les Américains nous dament le pion auprès de l’UE, nous perdrons notre capacité d’initiative et d’innovation. Nous devrons alors nous adapter à une entente négociée par les États-Unis qui risque de nous être moins favorable« .

Et comme j’en ai déjà maintes fois parlé dans ce blog, l’Europe doit réellement devenir une priorité pour la diversification des exportations canadiennes et de fait, contribuer à diminuer la dépendance de l’économie du Canada à celle du voisin du sud. La proactivité dont le gouvernement fera preuve sera une assurance de ne pas se faire doubler par nos amis, mais néanmoins concurrents, américains. Il nous reste maintenant de voir ce qu’il va ressortir de oncret de ce sommet…

  • http://blogueurcitoyen.com/ Michel Monette

    Il faut être certes ouvert mais excessivement prudent dans toute entente de libre-échange que nous pourrions signer et revoir celles qui nous lient à d’autres pays pour assurer une meilleure protection aux salaires. Les trente dernières années ont été caractérisées à la fois par une libéralisation des échanges (au-delà de 230 traités dans le monde) et par une baisse généralisée des revenus pour 80% de la population («Depuis 30 ans, 80 % de la population canadienne a vu diminuer sa part de revenu dans le revenu total du pays, et on constate une augmentation du travail précaire» source: Mondialisation et délocalisation d’emplois,Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), page 3) et que j’ai aussi entendu (http://tinyurl.com/cd7pkz) de la bouche d’un économiste qui a été analyste à la commission des finances du Conseil National du Patronat Français, le CNPF, puis responsable de la communication, et par la suite chargé des relations avec le Parlement au MEDEF.

  • http://www.viadeo.com/recherche/profil/index.jsp?memberId=0021c49c7tvm9hym&distance=2&fullNa Francis Bélime

    La crise actuelle nous rappelle que la libéralisation à tout prix peut être néfaste voire contre-productive. Cependant, tout en restant prudent comme tu le mentionnes, il y a des courants économiques qu’il va falloir créer pour préserver le niveau de vie et les emplois dans les pays occidentaux qui vont être mis à mal par la comncurrence mondiale des pays émergents. C’est une réalité auxquels nous sommes confrontés et nos économies occidentales vont devoir lutter ensemble pour contrer la concurrence exacerbée par la faiblesse des coûts de production dans certains pays. C’est le sens de mon soutien à cet accord en devenir…

  • http://blogueurcitoyen.com/ Michel Monette

    Les pays émergents doivent aussi favoriser la consommation interne, pas seulement maintenir des bas salaires pour vendre à l’étranger. Peut-être faudrait-il introduire dans les traités des clauses pour qu’un produit ne puisse pas être vendu dans un autre pays avec des coûts de main-d’oeuvre moindres que le coût moyen dans le pays importateur si le produit est offert par des entreprises de ce pays importateur. Les États-Unis le font. Ou alors une autre solution serait la réciprocité des échanges : tu me vends pour tant de millions de produits et services faits dans ton pays si tu m’achètes pour un même montant (avec des exceptions pour certaines matières premières qui ne sont pas réparties également dans le monde).

  • TRAORE

    Bonjour monsieur Bélime,
    Nous avons échangé via ce même site il y a quelques semaines au sujet de votre mission de recrutement en France (Montpellier) dans le courant mai.
    Je voudrai juste savoir les dates et les lieux où auront lieu vos missions.
    Pour rappel, je suis ingénieur de développement JAVA/J2EE et j’ai obtenu la résidence permanente à l’ambassade du Canada à Paris.
    Je suis intéressé par l’immigration définitive dès la fin de cette été (ou début automne).

    Merci par avance pour votre réponse.

    • http://www.viadeo.com/recherche/profil/index.jsp?memberId=0021c49c7tvm9hym&distance=2&fullNa Francis Bélime

      Bonjour,
      La mission va débuter jeudi de cette semaine et sera concentrée sur PARIS uniquement. Des rencontres à Montpellier avait été initialement envisagées mais finalement l’option n’a pas été retenue pour cette mission. Voici les dates des rencontres :
      - Jeudi 14 mai et vendredi 15 mai : Salon des ingénieurs (PARIS La Défense)
      - Samedi 16 : Bureau de l’Immigration du Québec (BIQ) de Paris
      – Lundi 18 : Pôle emploi international (PEI)
      Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Armelle Rossetti qui est présente à la mission : arossetti@gmail.com
      Salutations.