Start-up et innovation : la Suisse accède au sommet de l’Europe

Start-up et innovation : la Suisse accède au sommet de l’Europe

Allemagne, France ou Angleterre ? Laquelle de ces grandes nations économiques européenne figure au palmarès 2008 des nations innovantes en Europe. Aucune des trois ! Elles seraient même toutes 3 bien en retard sur les leaders. Et c’est bien une première qui s’est produite ! Dans le domaine de l’innovation, la Suisse s’est hissée sur la plus haute marche du podium en 2008 selon l’indice européen de performance en la matière édité par l’Union Européenne. Une statistique qui révèle le dynamisme suisse dans le secteur de la création d’entreprises high-tech à forte croissance (autrement dit les start-up).

L’Ecole polytechnique de Zurich (ETHZ) estime que ses chercheurs ont fondé 130 entreprises depuis 1998, que ces dernières ont attiré plus de 100 millions d’euros d’investissements privés, qu’elles génèrent un chiffre d’affaires annuel d’environ 200 millions d’euros et qu’elles ont créé plus de 1500 emplois. Sur la même période, l’Ecole polytechnique de Lausane (EPFL) a lancé un peu plus d’une centaine de start-up et le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) en comptabilise 26.

Au total, Martin Bopp, responsable du programme start-up de la Commission technologie et innovation à Berne, juge que la Suisse est le terreau de 150 nouvelles jeunes pousses chaque année. Une vitalité qui est reconnue à l’étranger. En effet, des 100 start-up européennes choisies comme les plus prometteuses en 2009 par le magazine américain Red Herring, 28 portent le label helvétique.

Mais qu’est-ce qui fait courir les suisses ? Pour en savoir plus, voir la présentation de 20 patrons de start-up qui font la Suisse high-tech d’aaujourd’hui : http://www.bilan.ch/dossier/les-20-patrons-de-start-qui-font-la-suisse

Nota : je me dois de préciser que cette performance de la Suisse met en relief les énormes progrès qu’il reste à faire en France en matière d’innovation. Le pays se classe en effet seulement 11ième du classement, soit dans le groupe qualifié de « suiveurs » alors que la France est la seconde puissance économique de l’Europe. Un paradoxe de plus auquel il va bien falloir réfléchir. L’innovation est l’un des moteurs essentiel d’une économie, l’oublier peut se payer cher à moyen terme…

  • Le Deck

    La Suisse a toujours innové. On peut aussi être surpris par leur aptitude à tisser des réseaux industriels internes fort efficaces, comprennant des micro-industries qui apprennent très vites les drenières technologies, qui est un héritage de leur nécessité de neutralité militaire. Ainsi ont-ils su construire des Dassault Mirage 3S seuls dans les années ’60, à partir de la liasse de plans (sauf les moteurs me semble-t-il, pourtant c’était le cas pour les V12 thermiques des chasseurs D3801 – Morane – des années 40). Et les Suisses sont soudés et solidaires, même si la contestation sociale et l’alerte écologique y sont actives : ils ont conscience d’être une entité à part, bien entendu, obligéss de s’autosuffire. Donc d’y arriver.

  • http://www.viadeo.com/recherche/profil/index.jsp?memberId=0021c49c7tvm9hym&distance=2&fullNa Francis Bélime

    Et peut-être que la diversité (linguistique et communautaire) qui caractérise la Suisse est aussi un atout et une richesse qu’elle a su mieux exploiter que d’autres nations :o)