Immigration : connaitre l’ABC du systeme bancaire canadien

Une des conditions requises pour une immigration réussie est d’avoir une bonne connaissance des institutions du pays d’accueil et le système bancaire ne fait pas exception. Il est donc recommandé à tout immigrant arrivant au Canada de se familiariser avec le système bancaire canadien afin d’éviter les surprises et surtout de faire les bonnes démarches pour assurer la meilleure gestion de ses finances personnelles.
Le Canada compte 9 banques nationales, 50 filiales de banques étrangères et 37 bureaux de représentation de banques étrangères. Parmil es principales, on compte : la Banque canadienne Impériale de commerce (CIBC), la Banque de Montréal, la Banque Hong Kong du Canada,la Banque Laurentienne, la Banque Nationale du Canada, la Banque Royale, la Banque Scotia, la Banque Toronto-Dominion, Canada Trust en anglais, le Mouvement des caisses Desjardins.

En arrivant,  il va falloir changer votre argent en devises canadiennes, ouvrir un compte dans une institution financière, obtenir un numéro d’assurance sociale et vous familiariser avec le cadre juridique canadien. Voici un petit lexique bancaire pour vous permettre de mieux comprendre comment cela fonctionne au Québec notamment :

La Monnaie : Le dollar canadien ($ CA ou CAD), qui a cours légal, se divise en 100 cents. Vous retrouverez  des pièces de monnaie de 1, 5, 10 et 25 cents, de 1 et 2 dollars et des billets de 5, 10, 20, 50 et 100 dollars.

Le Compte Opération (Compte courant)  : Vous pouvez y déposer votre argent, le retirer et effectuer d’autres transactions. Vos dépôts sont automatiquement assurés.

Le Chèque : dans certains pays d’Europe, de nombreuses transactions se règlent par chèque. Cet usage est moins fréquent ici. Il peut même arriver qu’un chèque personnel soit refusé comme mode de paiement. Pour payer à l’avance un bien ou service (votre loyer, par exemple), un chèque peut porter une date ultérieure. On dira qu’il est postdaté.

Solvabilité : La tradition veut que votre institution financière ou même un marchand avec lequel vous traitez, s’assure de votre solvabilité en vérifiant votre côte de crédit. Celle-ci témoignera de la façon dont vous vous acquittez de vos obligations financières.

Carte de débit  :Le détenteur d’un compte avec opérations est généralement titulaire d’une carte de débit, assortie d’un numéro d’identification personnel (NIP), qui constitue un gage de sécurité. Les paiements sont immédiatement débités sur le compte. Au moyen de cette carte, il est possible d’accéder à son compte à partir d’un guichet automatique ou d’un terminal de paiement chez un marchand, pour retirer de l’argent ou régler un achat. Les institutions financières canadiennes font partie du réseau INTERAC qui rend ces transactions disponibles partout au pays.

Carte de crédit : contrairement aux pratiques francaises , la carte de crédit est habituellement indépendante du compte bancaire au Canada. Avec une carte semblable, vous pouvez acquérir des biens et en étaler le paiement, moyennant des frais d’intérêt élevés (renseignez-vous bien avant de l’utiliser !). Vous recevrez chaque mois un relevé détaillé. En remboursant dès que possible le solde de la carte, vous limitez le montant d’intérêt à verser, dont le taux dépasse celui d’un prêt à la consommation. Quand vous faites une demande de carte de crédit, on va faire une enquête de crédit sur votre personne, à partir de laquelle on déterminera la marge de crédit à laquelle vous avez droit.

Internet : dès l’ouverture d’un compte courant, le détenteur peut effectuer des transactions confidentielles et sécuritaires sur Internet, dont le virement entre comptes et le paiement de factures récurrentes. Il peut également visualiser et vérifier l’ensemble de ses transactions.

Virements interbancaires: ils simplifient les opérations répétitives (versement des salaires, paiement des factures courantes).

Transit autorisé : La banque fixe le montant de transit autorisé de chaque client, pour qu’il puisse négocier des effets (comme les chèques) sans qu’il y ait retenue de fonds. Par exemple, si vous vous déposez un chèque de 700 $ au guichet automatique et que votre transit autorisé est de 500 $, vous pouvez retirer ce dernier montant sur-le-champ, mais le solde (200 $) fera l’objet d’un gel pendant plusieurs  jours ouvrables. Le montant du transit peut être révisé selon vos habitudes financières.

Au québec, votre historique de crédit est trés important. On ne vous prete pas  en fonction de vos capacités à rembourser mais sur votre historique de crédit.  Alors quand vous aurez obtenu un contrat de travail permanent, je vous suggére fortement de contracter un petit pret et de le rembourser  promptement . Vous serez ainsi dans les bonnes graces de votre conseiller…

Vous voici armés pour aller voir votre banquier et discuter avec lui de votre situation personnelle…