La maxime du mois de février

La Chine, Empire du Milieu, est avant tout un pays qui nous fascine par sa différence, sa grandeur et ses traditions millénaires qui restent souvent mystérieuses pour les occidentaux. Elle est aussi un pays où les sages et les philosophes tiennent une place à part et où le quotidien se décline sous forme de nombreux proverbes. Dans un pays où la famine frappe régulièrement les paysans, le proverbe suivant prend tout son sens :

« Si un homme a faim, ne lui donne pas un poisson, apprends lui à pêcher » – Proverbe chinois – Auteur anonyme

Oeuvrant comme Mentor pour de jeunes ou nouveaux entrepreneurs, cette phrase traduit à mon sens très bien la philosophie de base du mentorat d’affaires : agir auprès d’un entrepreneur pour écouter ses questionnements, lui ouvrir des voies de réflexion et l’aider à trouver par lui-même les pistes de solutions. Autrement dit, le Mentor qui est supposé avoir pêché quelquefois dans sa vie, doit aider le pêcheur débutant à définir le type de pêche qu’il souhaite pratiquer, l’aider à choisir son matériel mais doit s’abstenir de tenir la canne à pêche.

Simple dans les mots, plus difficile dans les faits mais tellement utile au final.

Selon la Fondation de l’Entrepreneurship du Québec, à laquelle je suis affilié, près de 73% des entreprises qui ont reçu le soutien d’un Mentor sont encore actives après le cap stratégique des 5 années d’existence soit plus du double de la moyenne qui se situe à 34%.