Le marché du travail québécois et la conciliation famille-travail

Le marché du travail québécois et la conciliation famille-travail

L’Institut de la statistique du Québec a publié une étude statistique relatif à la conciliation famille-travail. Cette publication a pour objectif de regarder comment la charge familiale influence la participation au marché du travail et comment le fait d’avoir à concilier les activités familiales et professionnelles affecte la vie des parents, notamment sur le plan du partage et de la pression du temps. Les résultats mettent en lumière les différences entre parents et non-parents quant à leur réalité sur le marché du travail. Chez les parents, elle révèle des écarts selon différentes situations familiales (âge du plus jeune enfant, nombre d’enfants et type de famille économique).

L’étude est scindée en 5 parties : elle débute par une mise en contexte qui fait état des principales transformations démographiques et du marché du travail. La deuxième partie présente un bref portrait de la population des 25-44 ans.

Le troisiéme chapitre  porte sur les caractéristiques des emplois occupés par les parents et le quatrième examine certaines conditions de travail qui sont associées à ces emplois. La gestion du temps des parents et la pression du temps sont couvertes dans la 5éme partie. Enfin, le dernier chapitre concerne les congés et les ajustements professionnels des nouveaux parents.

Quelques points à retenir :

  • Les femmes travaillent moins d’heures lorsqu’il y a des enfants alors que l’inverse est noté chez les hommes. Il semble cependant que les parents s’absentent davantage que les autres à leur emploi principal, de sorte qu’ils réalisent un nombre d’heures réelles plus faible.
  • Les couples se partagent de plus en plus les tâches reliées au travail professionnel ainsi que les tâches domestiques incluant les soins portés aux enfants. La participation plus active des femmes sur le marché du travail influe sur le temps qu’elles consacrent à d’autres activités, notamment aux tâches domestiques et aux soins accordés aux enfants. Elles doivent en effet composer aujourd’hui avec les contraintes de temps qu’impose un emploi rémunéré et les hommes trouvent également difficile de s’acquitter d’une plus grande part des obligations familiales en raison de leurs responsabilités professionnelles. 
  • Les femmes investissent plus de temps dans les activités professionnelles qu’auparavant alors que les hommes s’impliquent davantage dans la vie familiale. Malgré ces changements  il n’en demeure pas moins que les mères donnent  toujours plus de temps que les pères aux activités domestiques et que ces derniers allouent toujours plus d’heures au travail à l’extérieur.
  • Les femmes sont plus présentes sur le marché du travail (le nombre de femmes en emploi s’accroît de 106,5 %, leur taux d’emploi est de 57,3 %) près des trois quarts travaillent à temps plein (30 heures ou plus par semaine). Cependant, les femmes restent majoritaires dans l’emploi à temps partiel, en occupant les deux tiers de ces emplois.
  • Le fait d’avoir un enfant en bas âge, celui d’avoir au moins trois enfants ou celui d’être chef de famille monoparentale, exercent une influence à la baisse sur les taux d’activité et d’emploi des parents. Des différences sont toutefois notées entre les sexes; de façon générale, la présence d’enfant(s) diminue plus la participation des femmes .
  • La présence d’enfants va modifier le portrait des emplois occupés et des différences sont observées entre les mères et les pères. Les mères sont moins sujettes qu’avant à occuper un emploi à temps partiel mais demeurent surreprésentées dans ce régime de travail en 2008. Il semble aussi que plus l’enfant est jeune, plus la mère est susceptible de travailler à temps partiel.

Pour lire l’étude compléte : Etude travail parents

Exprimez vous!

*