Entente de reconnaissance des qualifications professionnelles France-Québec: où en est-on?

Entente de reconnaissance des qualifications professionnelles France-Québec: où en est-on?

Affaires France québec

En octobre 2008, une entente entre la France et le Québec était signée en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles entre Jean Charest, Premier Ministre du Québec  et le Président français Nicolas Sarkozy.

Plus de deux ans ont passé, où en sommes nous aujourd’hui ? Quels sont les résultats ?

D’après le journal de Québec (article d’Annie St Pierre du 26 avril 2011), seulement 50 travailleurs français ont pu bénéficier des arrangements et une reconnaissance pour pratiquer leurs professions au Québec.

Sur 50, 18 étaient des avocats, 16 des médecins, 7 des travailleurs sociaux, 5 des architectes, 2 étaient de la construction, un autre comptable et un dernier hors construction.

Sur 130 professions analysées,  68 seulement sont compatibles, c’est à dire qu’ils permettent aux professionnels d’exercer sur les deux territoires. Parmi ce nombre, 20 métiers nécessiteront une formation ou un stage au Québec.

  • Les pharmaciens doivent faire un stage de 16 mois pour travailler au Québec.
  • Un comptable agréé français doit aussi passer par un stage, d’une durée de six mois.
  • Un médecin devra faire un stage de trois mois avant d’obtenir son droit de pratique québécois.
  • Les avocats devront réussir un examen déontologique.

Quelque soit votre métier, ce sont les ordres professionnels qui régissent les professions. Vous devez consulter et vous renseigner auprès de l’ordre auquel vous appartenez. Il en existe 45 au Québec. Ils ont la mission de vérifier que leurs membres détiennent les connaissances et le savoir-faire nécessaires et qu’ils observent un comportement professionnel.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la Liste des professions qui ont signé un Arrangement de Reconnaissance Mutuelle et également le site du Ministère des Relations Internationales.

Ces résultats me paraissent assez décevants. Il est vrai que de tels accords sont longs et difficiles à mettre en place. En espérant simplement qu’un nombre accru de québécois et de français puissent en bénéficier plus largement dans les années à venir….