La VETIQ : une jeune histoire, un vrai succès !

La VETIQ : une jeune histoire, un vrai succès !

Comment lancer une association d’entreprises en technologies de l’information et atteindre 200 membres en un peu moins de 7 ans d’existence ?

Lorsque se réunissent pour la première fois en octobre 2003 un petit groupe d’entrepreneurs en technologies de l’information de la région de Québec dans le lieu symbolique de la Fabrique, il s’agit de réfléchir à créer une dynamique autour de ce secteur en plein développement mais encore trop fragmenté et isolé. C’est au bout de 3 rencontres (souvent animées et parfois même un peu houleuses) que se dégage un consensus autour de 3 axes : #1 – Créer une association pour regrouper les entreprises en TI – #2 – Apporter de la valeur aux membres par des activités ciblées – #3 – Être une voix représentative auprès des instances publiques.

La jeune histoire de la VETIQ va alors s’écrire en 5 étapes clés. 5 périodes qui l’ont menée d’un accouchement difficile à une maturité concrétisée par la participation de plus de 300 personnes sous la Présidence du Premier Ministre à la soirée annuelle du 1er juin dernier…

Étape 1 : La VETIQ voit le jour en mars 2004 !

Les premiers grands objectifs sont définis. Les statuts de l’Association et le nom sontWebCamp VETIQ 2011 déposés. Un nom qui se veut fort et très symbolique : La Voix des Entrepreneurs en Technologies de l’Information de la région de Québec (VETIQ). Nous sommes méconnus, nous ne représentons qu’une poignée d’entreprises et au total à peine quelques dizaines d’emplois mais la vision est déjà établie. Ambitieuse mais réaliste. Certains ne la partagent pas et quittent rapidement le premier Conseil d’Administration constitué.

Étape 2 : Le dur chemin vers la reconnaissance

Les deux premières années ressemblent au parcours d’une jeune startup. Un produit encore mal défini, une segmentation de clientèle encore floue et un déficit de notoriété qui imposent de faire ses preuves et de remettre cent fois l’ouvrage sur le métier. Des preuves qu’exigent (avec raison) les futures entreprises membres avant d’adhérer mais plus encore les différents joueurs du microcosme de la région de Québec: institutions publiques, organismes d’aide aux entreprises et acteurs du développement économique ne sont pas vraiment convaincus par l’approche très entreprenariale que se donne la VETIQ. En gros, on entend plus souvent dire : « Vous êtes qui vous ? » que « Belle initiative, nous allons vous soutenir! »

Étape 3 : Décollage. La VETIQ dépasse le seuil de 50 entreprises membres

En  s’efforçant de communiquer de manière cohérente et surtout en bâtissant des activités et des services à valeur ajoutée pour ses membres (Ex: programmes de coaching avec le soutien d’Emploi-Québec et du MDEIE), la VETIQ commence doucement à faire parler d’elle (Cela dérange parfois – les oppositions, souvent infondées, restent nombreuses). Mais cet effort va payer et 50 entreprises sont membres de la VETIQ en 2005 (Beaucoup pensent alors que le plafond se situe à 100 membres pour une région comme Québec).

Étape 4 : La confirmation puis la croissance

Cette période, située entre 2008 et 2011, peut-être assimilée à l’adolescence et à une phase de croissance rapide. Menée tambour battant par Jean-Philippe Bonneau, nouveau Directeur général au profil développeur, le choix des administrateurs est clairement de franchir un nouveau palier. L’objectif #1 est d’apporter toujours plus de valeur pour les membres et d’élargir le membership à des entreprises en TI de toutes tailles. De la Startup à la grande entreprise, il s’agit de créer les conditions de succès d’un réseau actif, tissé serré et qui s’entraide pour bâtir des entreprises performantes au niveau local et international.

Étape 5 : La reconnaissance – 200 entreprises en TI sont membres de la VETIQ

Avec plus de 200 entreprises membres qui représentent un bassin de plusieurs milliers d’emplois qualifiés dans la région de la Capitale nationale, la VETIQ a incontestablement trouvé sa place. Elle peut maintenant s’affirmer comme étant la voix de son secteur d’activité et être un interlocuteur privilégié des instances municipales et gouvernementales lorsqu’il s’agit d’établir un dialogue constructif pour bâtir l’avenir (création et financement d’entreprises, crédit d’impôts, soutien à l’exportation,…). De nouvelles activités ont vu le jour et les « Camps » (Startup Camp Québec, WebCamp,…) sont maintenant des évènements incontournables inscrits au calendrier annuel des entreprises de la Capitale nationale.

Est-ce tous ces éléments, traduisant une stabilité et une maturité établies, qui ont convaincu le Premier Ministre Jean Charest d’être le président d’honneur de l’activité annuelle 2011 de la VETIQ ? Gageons qu’aù-delà du capital politique que procure ce type de rassemblement d’entrepreneurs, les Technologies de l’information sont réellement devenues un enjeu majeur pour le Québec. Tout Gouvernement se doit maintenant de développer une stratégie de soutien clair à l’économie du savoir et de démontrer son engagement total à supporter des entreprises qui jouent leur avenir sur un échiquier de plus en plus mondialisé. Dans ce volet de la réflexion sur les enjeux qui soutendent l’avenir du Québec, la VETIQ se tient prête…à donner de la voix.

Le CA VETIQ et le Premier Ministre du Québec Jean Charest

Le CA VETIQ et le Premier Ministre du Québec Jean Charest

Sur la photo de gauche à droite : Patrick Schwartz (Syntell), Luc Vaillancourt (Spatialytics), Daniel Girard (CTRL), Jean-Philippe Bonneau (VETIQ), Nicolas Sapp (Robic), Le Premier Ministre Jean Charest, Francis Bélime (Akova), Gregory O’Connel (CrossMatch), Charles Faucher (Précicom), Michel Ganache (Momentum) Nicolas Roberge (Ovologic), Patrick Huot (Député de Vanier)

Impossible de terminer ce billet sans faire une mention spéciale à Claude Racine, celui qui a donné l’impulsion de départ à la VETIQ en sollicitant un par un les entrepreneurs pour les mettre autour de la table. Une belle intuition !
Et évidemment les deux premiers directeurs généraux, Francis Létourneau et Claire Adam qui ont apporté leur pierre à l’édifice au même titre que tous les autres administrateurs (Charles Gaudreau, Bernard Chartier, Pierre Drolet, Pierre Root, Hughes Gervais, Martin Johnson, Hugo Morin,…en espérant ne pas en avoir égaré un nom au passage) qui se sont succédés autour de la table de discussion pendant ces 7 années.